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Les activités humaines, leurs impacts, la crise environnementale globale et les crises humaines

Soumis par sur 2013/02/28 – 20:54 5 Commentaires

Il existe des liens entre les activités humaines et notre culture moderne, les différents types d’impacts que ces activités induisent, les crises environnementales majeures qui frappent la Terre et les impacts sur les populations. Ces liens nous font comprendre que nous devons adopter au plus vite de nouveaux modes de vie qui respectent le fonctionnement des processus terrestres et l’intégrité de la nature.

Les activités humaines sont à l’origine des problèmes environnementaux qui affligent la planète et les êtres humains. Il y a aussi cinq facteurs aggravants, d’ordre « culturels » pris dans son sens large, qui sont la croissance démographique, la croissance de la richesse de certaines populations, l’innovation technologique (complexification), les failles de la gouvernance et le comportement social. Comme on l’a vu dans un article précédent, les activités humaines peuvent se diviser en six classes : le prélèvement des ressources, la fabrication de biens, le transport des biens et des personnes, l’agriculture & l’élevage, l’urbanisation et la production et consommation d’énergie.

Ces activités humaines ont trois catégories principales d’impacts (ou conséquences directes), soient :

  • L’épuisement des ressources
  • La pollution
  • La destruction des habitats.

Ces trois types d’impact anthropiques ne sont pas totalement indépendants puisque la pollution, par exemple, contribue à la détérioration des habitats, donc à leur destruction. Mais dans son sens strict, la destruction des habitats, est une transformation radicale d’un écosystème par l’être humain. Des exemples typiques sont donnés par la déforestation ou la transformation de tout autre écosystème, par exemple pour ouvrir des terres agricoles.

La pollution ne se limite pas uniquement à la pollution dite « chimique » telle qu’on la considère habituellement. Dans un sens plus général, la pollution se définit comme une contamination de l’environnement qui résulte des activités humaines, et qui nuit aux espèces vivantes, aux êtres humains ou au fonctionnement des processus terrestres. Cette contamination peut être due soit à une nouvelle répartition dans la biosphère de molécules initialement présentes sur Terre, soit à l’introduction d’une nouvelle substance. Cette définition inclut donc par exemple les gaz à effet de serre (GES) comme le CO2, qui certes n’est pas toxique directement et qui ne peut être considéré comme exogène à l’atmosphère, mais qui cependant affecte le climat.

Ces trois conséquences directes des activités humaines sont à l’origine des diverses crises environnementales qui ont des effets locaux autant que globaux. Par suite, ces crises sont regroupées sous le terme de crise environnementale globale. Ces liens entre les activités humaines et leurs facteurs aggravants, leur impact direct (ou conséquences) et la crise globale sont schématisés sur la figure ci-dessous :

 

Activités humaines, impacts et crise écologique

Schéma des liens entre les activités humaines et les facteurs « culturels » qui les aggravent, leurs conséquences directes (impacts directs), les crises environnementales que des dernières engendrent et leurs conséquences humaines. Certains existants entre les divers paramètres sont indiqués par des flèches à titre indicatif.

Les huit crises environnementales qui constituent la crise globale sont :

  • L’érosion de la diversité biologique (incluant la perte des services écosystémiques)
  • La dégradation des océans (notamment l’acidification)
  • Le réchauffement planétaire et les changements climatiques (incluant la hausse du niveau des océans)
  • L’altération des cycles biogéochimiques (azote, phosphore, eau)
  • La diminution de la qualité des sols
  • La déforestation
  • La désertification
  • Raréfaction de l’ozone stratosphérique (trou de la couche d’ozone)

La plupart de ces crises environnementales sont interconnectées, ce qui rend leur le problème particulièrement complexe. Par exemple, l’émission de CO2 contribue à la fois au réchauffement planétaire et à la dégradation des océans du fait de l’acidification de l’eau océanique. Les gaz qui contribuent au réchauffement climatique sont souvent les mêmes qui participent à la disparition de l’ozone stratosphérique. Le réchauffement planétaire joue par ailleurs un rôle sur la disparition des espèces, du fait d’un accroissement de leur vulnérabilité, et sur la destruction des habitats comme c’est le cas aux pôles. La déforestation contribue autant à l’épuisement de la ressource arboricole qu’à la destruction de l’habitat forestier. De plus, la déforestation contribue aussi au réchauffement planétaire, à la dégradation des sols et à l’érosion de la biodiversité. La modification du régime pluviométrique local, du fait de la déforestation ou des changements climatiques, affecte le cycle de l’eau. La pêche en mer est à la fois à l’origine de la dégradation des fonds marins et de la pénurie de la ressource halieutique. De nombreux autres liens existent mais ils sont trop nombreux pour être décrits ici.

Finalement, ces crises environnementales contribuent à différentes crises humaines (impacts sur les populations) telles que :

  • La réduction de la disponibilité, de l’accès et de la qualité de l’eau potable
  • L’accès aux soins sanitaires
  • La crise alimentaire
  • Les réfugiés environnementaux (réfugiés climatiques)
  • Les catastrophes environnementales (inondations, sécheresses, etc.)
  • La menace pour la santé (maladies pulmonaires, cardiovasculaires, perturbation du système hormonal et du système nerveux, cancers, problèmes respiratoires et neuropsychiatriques, altération du développement fœtal et du système immunitaire, maladies endocriniennes et dysfonction de la reproduction)
  • Les pertes pour la culture et la science

Les impacts humains de ces crises sont nombreux. À titre d’exemple, la pollution, notamment celle de l’eau et des aliments, constituent une menace pour la santé. C’est aussi vrai des changements climatiques. Le réchauffement planétaire a par ailleurs déjà forcé le déplacement de certaines populations et augmentent la fréquence et l’intensité des événements extrêmes et de leurs dévastations. La sécheresse et les changements climatiques aggravent la crise alimentaire. La disparition des espèces réduit l’inspiration culturelle ou la possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques tirées de la nature. On pourrait multiplier les exemples…
Cependant, d’autres facteurs humains contribuent encore plus directement à ces menaces qui pèsent sur le bien-être des populations. Citons la crise économique et financière, la corruption des États, le système socio-économiques et nombre de pratiques de la société. À titre d’exemple, l’implantation de grandes monocultures ou de zones industrielles gazières et pétrolières dégradent l’environnement des résidents et nuisent à leur santé ou forcent leur déplacement. Aussi, les catastrophes environnementales ont des répercussions plus importantes qu’elles le devraient du fait que les populations vivent dans des zones que l’on sait à risque.

Conclusion

L’ampleur des activités humaines ne fait que croître, de sorte que leurs effets augmentent en équipollent. Les crises environnementales s’accentuent également et les conséquences sur l’être humain commencent à nous menacer sérieusement. Les sociétés du Sud, les plus pauvres, donc le plus dépendantes de la nature, sont les plus vulnérables et sont déjà affectées, mais les sociétés du Nord ne sont nullement à l’abri et ressentent déjà les effets pervers de nos modes de vie. Des changements sociétaux de grande ampleur doivent donc être amorcés au plus vite avant que la situation de nous échappe totalement.

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