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Les différents niveaux de conscientisation environnementale

Soumis par sur 2019/10/08 – 20:41

La conscientisation environnementale est un processus graduel qui regarde différents aspects : la réalisation de la gravité de la dégradation écologique, et même de l’état planétaire, la compréhension de l’insoutenabilité actuelle de la société, et la réponse que nous pouvons/devons apporter à cette situation.

Foule avec pancartesL’évolution de la conscience environnementale

Le premier niveau de conscientisation a trait à la situation environnementale. Les changements climatiques et la pollution sont probablement les premiers enjeux à s’imposer (sauf aux réfractaires). Les questions touchant l’érosion de la biodiversité, la dégradation des océans (acidification, déplétion de la faune marine) ou la détérioration des sols sont des crises probablement moins manifestes dans les esprits, mais elles sont présentes dans la notion générale de la « dégradation de la nature ». Ultimement, l’individu finit par réaliser que ce sont les conditions mêmes de vie sur Terre qui sont menacées. Les changements climatiques à eux seuls permettent de comprendre ce danger.

À partir de cette conscientisation à caractère strictement environnementale, qui relève d’un processus plus ou moins discontinu, le passage au mode « action » s’impose naturellement. Il s’agit du second niveau de conscientisation et arrive plus ou moins rapidement chez l’individu, dépendamment de sa personnalité et de son degré de conscientisation environnementale. La pression sociale peut aussi exercer une influence significative sur le comportement de certain(e)s. Avec l’augmentation de la conscientisation, on pose des gestes de plus en plus écoresponsables, jusqu’à entraîner des changements de mode de vie. La réduction de l’empreinte environnementale, comme la soutenabilité d’une société, est un processus évolutif graduel.

L’étape suivante consiste à réaliser l’insuffisance des gestes écoresponsables individuels et la nécessité de transformer la société en profondeur, notamment le système de gouvernance et les politiques publiques. Arrive alors souvent un point où l’on réalise  le dysfonctionnement de la société (surconsommation, croissance économique, gaspillage) et son incompatibilité actuelle avec la pérennité d’une nature intègre pour assurer notre bien-être. C’est probablement à ce stade que l’on s’engage pour exiger des mesures gouvernementales vigoureuses, puisqu’elles se font malheureusement toujours attendre. C’est aussi à ce stade que l’on dépasse les « petits » gestes écoresponsables et que l’on essaie de transformer des aspects importants de son mode de vie.

La gradation des gestes écoresponsables

À mesure que notre conscience de la dégradation environnementale et de notre responsabilité envers cette dégradation s’accroît, la portée des gestes écoresponsables s’étend. Néanmoins, la conscience environnementale ne suffit pas. Il existe parfois un fossé entre les gestes qui devraient être accomplis afin de répondre à l’urgence environnementale et ceux que l’on pose effectivement ou que l’on est capable de poser. Au sein des marcheurs du 27 décembre derniers combien étions-nous à agir quotidiennement d’une manière qui corresponde véritablement à une société soutenable (et je m’inclus ici) ? Avons-nous conscience de ce qu’il faudrait réellement faire ou arrêter de faire pour être en phase avec les limites de la nature ?

Car même si nous avons conscience particulièrement lucide de l’état de dégradation de la nature et des tendances lourdes qui l’affectent, sommes-nous vraiment prêts à faire ce qu’il faut pour la préserver : sommes-nous prêts à changer moins souvent d’appareils électroniques et d’électroménagers ? Sommes-nous prêts à renoncer aux voyages en avion, aux bananes et aux ananas, à abandonner le thé et le café, à délaisser totalement notre auto, à habiter une demeure de taille modeste et à restreindre notre utilisation du chauffage et de la climatisation ? Au fond, sommes-nous prêts à nous restreindre matériellement ?

La question a du sens, mais est néanmoins un peu biaisée si on tient compte du fait que toute action écoresponsable relève d’une responsabilité qui incombe à la fois aux individus et à société et que toute solution demande une contribution individuelle et sociétale.

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