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L’empreinte écologique du commerce international

Soumis par sur 2013/10/01 – 07:47
Dollar américain

Crédit photo : Planète viable, 2013

Dans un monde très globalisé comme le nôtre, l’empreinte écologique du commerce international est élevée et s’accroît. Les chiffres ne trompent pas : 26% des émissions totales de GES, 30% des espèces menacées et 32% de la pénurie en eau potable sont imputables au commerce international. Le commerce international compte donc grosso modo pour un tiers de l’impact des activités humaines.

En ce qui concerne l’utilisation totale de ressources brutes, l’empreinte écologique mondiale était de 70 milliards de tonnes en 2008 [1]. De ce chiffre, 41% pourcents, soit 29 milliards de tonnes de ressources, étaient extraites sans être physiquement incorporées dans les biens exportés. Ceux-ci représentent 10 milliards de tonnes, ce qui signifie que trois fois plus de matières brutes sont utilisées pour produire et exporter les produits du commerce international qu’ils n’en contiennent physiquement [1].

La taille du commerce mondial augmente régulièrement, de 3,2 % par année [2]. Ainsi, au cours des 30 dernières années, la quantité de matières incorporées dans les biens commerciaux a été multipliée par 2,5. Avec le temps, donc, l’empreinte écologique du commerce international augmente, mais par ailleurs, elle se déplace des producteurs vers les consommateurs, c’est-à-dire essentiellement des pays riches vers les pays en développement.

Bibliographie :

[1] Wiedmann, T. O. et coll. « The material footprint of nations » Proc. Nat. Acad. Sci. (2013) (doi:10.1073/pnas.1220362110). http://www.pnas.org/content/early/2013/08/28/1220362110.abstract

[2] Raudsepp-Hearne et coll. « Untangling the Environmentalist’s Paradox: Why is Human Well-Being Increasing as Ecosystem Services Degrade? » Bioscience 60 (2010) 576-589 (doi: http://dx.doi.org/10.1525/bio.2010.60.8.4).
http://www.bioone.org/doi/abs/10.1525/bio.2010.60.8.4

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