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L’Accord de Copenhague : compte-rendu du texte final

Soumis par sur 2012/09/08 – 11:25

Logo COP15À l’issue de la conférence de Copenhague qui s’est conclue le 18 décembre 2009, un accord, dit Accord de Copenhague (Décision -CP 1.5), a été signé. Cet accord, qui résume les différents points sur lesquels les pays participants se sont entendus, tient en 6 pages seulement dont deux pages d’annexes et se divise en 12 points. L’Accord ne considère que la reconnaissance de faits relatifs aux changements climatiques et de ses conséquences, et la prise d’engagements futurs. Aucun engagement ferme comprenant des objectifs quantitatifs précis de réduction des gaz à effet de serre (GES) n’a été pris.

Lire le texte complet sur le site des Nations Unies (en anglais).

L’Accord s’est négocié par un nombre restreint de pays et n’a pas été enterinné par tous. Comme l’indique le communiqué de presse des Nations Unies du 19 décembre, l’Accord, « entériné par les leaders mondiaux, a reçu l’appui d’une majorité de pays, dont le plus grand et le plus riche et le plus petit et le plus vulnérable ».

En substance, les pays reconnaissent la réalité et l’importance des changements climatiques. Ils reconnaissent l’urgence d’agir afin de limiter les impacts, notamment sur les pays pauvres. Ils s’entendent pour limiter à 2°C le réchauffement climatique (rappelons que l’alliance des petits états insulaires (Alliance Of Small Island States ou AOSIS) demande une hausse maximale limitée à 1,5°C). Ils reconnaissent que, pour ce faire, il faut réduire les émissions de GES, et s’engagent à le faire.

Les pays développés doivent garder à l’esprit que le développement social et économique des pays en développement et l’éradication de la pauvreté sont des priorités cruciales. Les mesures visant à minimiser les conséquences du réchauffement planétaire doivent donc soutenir notamment les pays en développement les plus vulnérables.

Les pays de l’Annexe I des Parties (les pays développés, voir la liste de ces pays sur le site des Nations Unies) sont tenus de donner leurs objectifs de réduction de GES le 31 janvier 2010 (qui serviront à remplir l’annexe I de l’Accord de Copenhague). Ces réductions seront mesurées, rapportées et vérifiées selon les règles adoptées par la Conférence des Parties de façon à assurer la rigueur, la précision et la transparence des réductions réellement accomplies.

Les pays ne faisant pas partie de l’Annexe I des Parties (les pays en développement, voir la liste de ces pays sur le site des Nations Unies) doivent également donner leurs objectifs de réduction au 31 janvier 2010 (pour remplir l’annexe II de l’Accord) sur une base volontaire.

Les pays reconnaissent le rôle crucial de réduire la déforestation et la dégradation des forêts pour diminuer les émissions de GES et l’importance de prendre des mesures adéquates, notamment des aides économiques de la part des pays développés.

Les pays développés s’engagent à fournir globalement une aide financière approchant 30 milliards de dollars américains aux pays en développement pour la période 2010-2012. Pour la période 2010-2020, c’est 100 milliards de dollars américains qui devraient aider les pays en développement.

Les pays ont décidé qu’un Fond dit de Copenhague pour un Climat Vert (Copenhagen Green Climate Fund) sera constitué pour aider le mécanisme financier destiné à réaliser les projets, les programmes et les politiques des pays en développement. Les pays ont également décidé qu’un mécanisme de transfert technologique sera créé afin d’accélérer le développement technologique et le transfert pour aider l’adaptation des mesures et l’atténuation des GES.

Cet accord devrait être mis en place avant 2015 et devrait renforcer les objectifs globaux pour limiter la hausse des températures à 1,5°C.

Voir l’article sur les enjeux de la Conférence de Copenhague >>

Voir l’article sur The Copenhagen Diagnosis, l’état de la planète donné par les scientifiques juste avant la Conférence de Copenhague

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